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Lauréats

Lauréat du prix Al-Sumait 2015

Dr. Kevin Marsh

Le Dr. Marsh a vécu et travaillé en Afrique, où il a joué un rôle majeur dans la lutte contre le paludisme et les maladies infectieuses chez les enfants. Ses travaux, décisifs et novateurs, ont eu un fort impact sur la santé de millions d’enfants en Afrique. Ils ont servi de base factuelle probante aux interventions qui ont conduit à la baisse du paludisme en Afrique, qui selon des estimations, ont permis d’éviter 6 millions de décès infantiles au cours des 15 dernières années. En collaboration avec des collègues africains, le Dr. Marsh a publié plus de 450 articles dans des revues médicales à comité de lecture. Au cours des dernières décennies, il a développé la formation et la recherche en Afrique à Kilifi au Kenya, dans le cadre du programme de recherche « Wellcome Trust » de l’Institut de recherche médicale du Kenya. Ces travaux ont été réalisés en collaboration avec l’Université d’Oxford et le Centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC) des États-Unis. Grâce aux subventions reçues du Royaume-Uni et d’autres donateurs internationaux, il a formé de nombreux scientifiques dont beaucoup ont assumé des postes de direction en Afrique et dans le monde. La plupart des travaux effectués par le Dr. Marsh au cours des dix dernières années est axée sur le contrôle, voire l’éradication, du paludisme. Il a su gagner la confiance et le respect de ses collègues africains, ce qui a conduit l’Académie africaine des sciences à promouvoir les sciences de la santé et de la médecine auprès des scientifiques africains. Son leadership au sein de l’Alliance pour l’Accélération de l’excellence de la science en Afrique (AESA), une nouvelle plate-forme panafricaine pour soutenir l’excellence dans la science, a un effet à l’échelle continentale dans la construction de la base scientifique et technologique dont dépend le développement de l’Afrique. En tant que membre de nombreux organes consultatifs internationaux sur la lutte contre les maladies tropicales, incluant ceux du paludisme de l’Organisation mondiale de la santé, il a assuré le leadership régional et mondial.

Lauréat du prix Al-Sumait 2016

L’Institut international d’agriculture tropicale (IITA) du Nigeria

L’IITA, un important centre de culture africain également membre du GCRAI, se concentre sur la recherche et le développement des principales cultures vivrières africaines : la banane et la banane plantain, le manioc, le niébé, le maïs, le soja et l’igname. Ces travaux majeurs permettent l’amélioration des rendements des principales cultures vivrières de base en Afrique subsaharienne, comme le manioc, la banane, la banane plantain et le maïs, avec une amélioration de la résistance aux ravageurs et aux maladies, et une tolérance aux stress abiotiques tels que la sécheresse, la chaleur, les sols pauvres et les changements climatiques. L’IITA a développé et déployé des cultures vivrières sûres et plus nutritives telles que les légumineuses, les céréales (le maïs vitamine A avec les premières variétés de maïs orange de l’IITA), et les tubercules (manioc) grâce à la bio-fortification, l’emploi de produits de lutte biologique efficaces et abordables contre les aflatoxines, et les a mis à la disposition des petites familles agricoles de la région pour les aider à équilibrer les apports en calories, diversifier les régimes alimentaires et développer la santé et la nutrition.

L’équipe de patates douces du Centre international de la pomme de terre (CIP) au Pérou

Le CIP, membre du GCRAI, a élargi son travail à la sensibilisation de la culture de la patate douce auprès des agriculteurs et ménages africains pour lutter contre les carences en vitamine A (CVA), l’une des formes les plus pernicieuses de sous-alimentation dans les pays en développement. Les CVA sont responsables de problèmes de croissance, de l’affaiblissement des défenses immunitaires, de troubles de la vision et de l’augmentation de la mortalité. Avec plus de 140 millions d’enfants d’âge préscolaire atteints de CVA dans plus de 118 pays dans le monde, et plus de sept millions de femmes enceintes, les carences en vitamine A sont la principale cause de cécité chez les enfants des pays en développement.

L’équipe a mobilisé des fonds auprès de donateurs et a sensibilisé environ 2 millions de foyers des pays d’Afrique subsaharienne sur les bienfaits nutritionnels de la patate douce à chair orange (PDCO). La PDCO, associée à un enseignement nutritionnel, fournit des apports en vitamine A aux populations vulnérables. L’équipe a accéléré la sélection de variétés de PDCO en Afrique, ce qui a permis l’apparition de plus de 50 variétés nutritives de PDCO, le renforcement des capacités techniques du personnel de recherche national dans plusieurs pays, et le développement de variétés plus productives et plus résistantes au virus de la patate douce. L’équipe a dirigé l’élaboration d’une « approche marketing agriculture-nutrition » pour fournir aux populations vulnérables les équipements nécessaires à la culture de la PDCO, combinés avec des conseils et un enseignement nutritionnel, et des stratégies de création de la demande au Kenya, au Rwanda et en Ouganda, avec un impact important au niveau des fermes et des ménages. Les quatre membres de l’équipe d’évaluation ont qualifié la soumission du CIP sur la patate douce à chair orange comme très pertinente.

Lauréat du prix Al-Sumait 2017

Lauréats du Prix Al-Sumait 2017 dans le domaine de l’éducation

Forum des éducatrices africaines (FAWE) de Nairobi au Kenya : Le FAWE est un réseau non gouvernemental panafricain, actif dans 33 pays, dont le but est de promouvoir l’éducation des jeunes filles et des femmes en Afrique subsaharienne. Le FAWE est une forme unique de collaboration entre les élites africaines, les autorités nationales, les communautés locales et les organisations internationales. Il collabore avec un large éventail d’organisations gouvernementales et non gouvernementales, afin de promouvoir l’équité et l’égalité dans l’éducation par le biais de programmes ciblés.

Il a contribué de manière significative aux avancements majeurs des pratiques et des mentalités à l’égard de l’éducation des jeunes filles africaines au cours de ce siècle, incitant les gouvernements à réformer les politiques qui entravent l’éducation des jeunes filles.

Les réalisations du FAWE comprennent la création de partenariats spécifiques avec 14 ministères par le biais de protocoles d’entente; l’intégration de pratiques respectueuses de l’égalité des sexes dans les politiques nationales d’éducation de 17 pays; l’habilitation des jeunes, en particulier les jeunes filles, à identifier et à résoudre les problèmes liés au genre; l’instauration du modèle d’École ou de Centre d’excellence sensible au genre au sein de 10 pays; la mise en place d’un modèle de formation des enseignants dans les domaines de la pédagogie sensible au genre au sein de 12 pays; et des actions visant à démystifier les sciences, les mathématiques et les technologies auprès des jeunes filles, améliorant ainsi leur participation et leurs performances dans 14 pays différents.